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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 14:06
 

Libé Toulouse

01/11/2009

 

 

Les femmes savent aussi compter. Les femmes politiques en particulier qui calculent aujourd'hui que le projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux risque de fiche en l'air les équilibres homme-femme plus ou moins établis depuis 2007 par la loi sur la parité.

 

Les femmes constituant 53% du corps électoral en France ne sont pourtant que 18,5% parmi les députés. Elles sont revanche 47,6% parmi les conseillers régionaux, observe la secrétaire fédérale au Droits de la Femme du Parti socialiste de Haute-Garonne.

 

Pour Virginie Houadec, il n'y a donc plus à démonter que les scrutins uninominaux où ne s'applique pas la loi sur la parité excluent de fait les femmes. Alors que les scrutins de liste sur lesquels elle s'applique tendent à l'équilibre.

 

Le prochain malheur électoral des femmes vient de ce qu'il est prévu d'élire ces conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour. Dès 2014 où ces derniers devraient remplacer les élus départementaux et régionaux, les femmes devraient donc à nouveau disparaître du paysage politique.

 

Á moins d'une volonté des partis qui s'imposeraient d'eux-mêmes des règles de parité, volonté dont doutent la moitié féminine du PS.

 

L'Observatoire de la parité fait ses projections: tenant compte du comportement ordinaire des partis, il n'y aurait ainsi que 19,3% de femmes élues pour 80,7% d'hommes dans ces futurs Conseils territoriaux. C'est vrai que ça ne fait pas beaucoup...

 

GLv.

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 13:25
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 21:43


La Gazette des Communes

02/04/2009


L'Observatoire de la parité a alerté le 1er avril le président de la République et le Premier ministre, dont il dépend, sur le «nécessaire respect de la parité dans l'élaboration de la réforme des collectivités territoriales».


L’observatoire en «appelle solennellement à la vigilance sur les risques d'une régression en matière de parité entre les femmes et les hommes, induits par la généralisation du mode de scrutin uninominal».

Il «s'associe» aux recommandations issues du rapport du comité Balladur, préconisant un scrutin de liste, qui rappellent «que ce mode de désignation» a pour effet «d'élargir le champ de la démocratie locale en étendant celui du suffrage direct et de la parité».


«L'ensemble des évaluations fait le constat regrettable que lorsque l'effort de féminisation des assemblées élues est laissé à la seule discrétion des formations politiques et des notables locaux, on ne peut que déplorer les trop faibles progrès enregistrés», précise cet organisme.


«Si l'égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, il revient au gouvernement et au Parlement de se donner les moyens et les outils nécessaires pour faire respecter et garantir dans les faits cette égalité», ajoute-t-il.


12,3% de femmes

A l'issue des élections de 2008, les conseillers généraux comptent toujours 87,7% d'hommes pour 12,3% de femmes alors que les conseils régionaux, désignés au scrutin de liste à la proportionnelle, ont permis l'élection de 47,6% d'élues, rappelle-t-il.

«Même la loi du 31 janvier 2007, imposant aux candidats aux élections cantonales de se présenter au côté d'un remplaçant de l'autre sexe, s'est heurtée à une réelle résistance des partis à réaliser l'égalité entre les sexes puisque, en 2008, 79,1% des titulaires investis furent des hommes et 79,1% des remplaçants des femmes...», indique encore l’observatoire.

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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 20:48
 

 

Libération

24/03/2009


Alors que des policiers demandent aux Strasbourgeois d’enlever de leurs fenêtres des drapeaux pacifistes, la préfecture assure qu’elle n’a donné aucun ordre en ce sens. Selon un professeur de droit, ces retraits sont illégaux. Les politiques dénoncent.



Les visites de policiers demandant aux Strasbourgeois d'enlever de leurs fenêtres des drapeaux pacifistes provoquent de vives protestations de citoyens et d'élus qui s'inquiètent d'"atteintes aux libertés publiques", quelques jours avant le sommet de l'Otan.


"Scandaleux et intolérable", selon Daniel-Cohn Bendit, coprésident des Verts au Parlement européen. Atteinte injustifiée à la liberté d'expression, selon le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou.


"Parfaitement illégal", selon Patrick Wachsmann, professeur de droit public à l'Université de Strasbourg, auteur d'un ouvrage sur les libertés publiques, publié chez Dalloz.


Dans un communiqué, la préfecture du Bas-Rhin a déclaré lundi soir qu'elle n'avait "absolument pas donné de consignes aux policiers pour le retrait" des bannières aux fenêtres de particuliers.


Pourtant ces derniers jours, la police a obligé plusieurs Strasbourgeois à retirer de leurs balcons le drapeau de la paix aux couleurs arc-en-ciel avec la mention "No to Nato" (Non à l'Otan), alors que les mesures de sécurité se font de plus en plus draconiennes dans la ville, avant le sommet de l'Otan, les 3 et 4 avril.


Le Strasbourgeois Christian Grosse a ainsi dit que des policiers s'étaient rendus à son domicile, au début de la semaine dernière, en expliquant avoir reçu l'ordre de demander aux gens d'enlever les drapeaux.


"C'est mon fils qui les a reçus. Ils lui ont dit : "soit vous le retirez, soit on le retire" ", a-t-il raconté. Le jeune homme a obtempéré, "mais j'ai raccroché le drapeau dès le lendemain", a poursuivi ce Strasbourgeois qui est aussi membre du secrétariat de la Fédération du parti communiste du Bas-Rhin.


Selon Christian Grosse, "plusieurs autres personnes ont reçu la visite de la police à cause de leur drapeau".


Citant le cas de "notre camarade Christian Grosse", la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a lancé un appel pour "accrocher notre drapeau" partout en France.


"A l'évidence, le Gouvernement aimerait transformer la capitale alsacienne en un véritable bunker, en une ville forteresse ou il serait interdit de pavoise", a-t-elle accusé.


Pour le juriste Patrick Wachsmann, "ces faits sont choquants et constituent une dérive un peu curieuse", car il n'existe aucun texte pénal qui interdit d'accrocher un drapeau à ses fenêtres.


"Si l'autorité administrative procédait à l'enlèvement forcé d'un de ces drapeaux en question, ça serait une voie de fait, c'est-à-dire une illégalité grossière qui serait justiciable par l'autorité judiciaire", affirme l'universitaire.


Patrick Wachsmann trouve même illégales les mesures qui limitent la liberté d'aller et venir dans les "zones rouges" instaurées à Strasbourg pour le sommet de l'Otan.


"N'importe quel Strasbourgeois" pourrait attaquer devant le tribunal administratif la légalité de ces mesures qui imposent aux habitants d'être badgés et contrôlés pour rentrer chez eux, selon lui.


Pour Daniel Cohn-Bendit, "c'est particulièrement ridicule". "Même (Silvio) Berlusconi, lors du sommet (du G-8) de Gênes, n'avait pas interdit les draps qui pendaient dehors dans les rues à Gênes", a ironisé l'eurodéputé.


Quant au président du MoDem, il juge que "c'est un tort de ne pas respecter la libre expression pacifique". "Je ne vois pas en quoi cela gênait pour rappeler que tout le monde n'est pas d'accord en France avec l'Otan", a-t-il déclaré lundi lors d'un point de presse à Strasbourg.


Le sommet de l'Otan se tiendra à Strasbourg et dans les villes allemandes voisines de Kehl et Baden-Baden, en présence notamment du président américain Barack Obama. Sont aussi attendus pour un contre-sommet entre 30.000 et 60.000 manifestants de quelque 500 collectifs de 23 pays.


(Source AFP)


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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 18:11

 

FIDH

Communiqué 20 février 2009

 

NOUS, soussignées, organisations nationales, régionales et internationales des droits humains et des droits des femmes, présentes sur tout le continent africain

PRÉOCCUPÉES PAR :

* La persistance de discriminations et de violences généralisées à l’égard des femmes : Dans la majorité des pays africains, la discrimination demeure ancrée en droit et en fait : les femmes se voient refuser l’égalité des droits à l’héritage, à la propriété, à la tutelle et à la garde des enfants, et doivent se soumettre à l’autorité du mari. Les femmes ont un accès restreint et inégalitaire à l’éducation, aux soins, aux affaires publiques et peinent à faire valoir leurs droits devant la justice.

Les violences contre les femmes persistent dans les sphères publiques et privées. A travers tout le continent, les femmes continuent à souffrir de violences domestiques et sexuelles, et de pratiques traditionnelles néfastes, telles que les mutilations génitales féminines, les rites de veuvage, le lévirat, les mariages forcés et précoces. Dans un certain nombre de pays, l’escalade récente de violence politique a particulièrement pris les femmes pour cible. Lors de conflits armés, les femmes sont souvent les premières victimes, notamment des violences sexuelles, utilisées comme armes de guerre.

* Une faible adhésion aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains des femmes : Le droit international oblige les Etats à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux discriminations et faire respecter les droits humains des femmes. Cependant, si presque tous les Etats africains ont ratifié la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), 8 Etats du continent ont émis des réserves à cette convention, allant à l’encontre du principe même de non-discrimination ; et 35 Etats africains n’ont pas ratifié son Protocole facultatif qui ouvre droit aux recours individuels des femmes dont les droits ont été violés. De plus, 5 ans après son adoption, 28 Etats n’ont toujours pas ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique.

* L’échec des Etats à prendre les mesures légales et politiques nécessaires pour mettre fin aux violations des droits humains des femmes : Même parmi les Etats qui ont ratifié ces instruments, nombreux sont ceux qui ne les ont pas mis en oeuvre. Les États continuent à maintenir des lois directement ou indirectement discriminatoires pour les femmes, et se gardent d’adopter des législations ou politiques pour protéger les femmes contre la violence et les discriminations. Par ailleurs, lorsque de telles législations existent, ces violations ne sont en général pas sanctionnées et l’impunité prévaut. Les efforts pour sensibiliser sur les droits humains des femmes et pour garantir l’accès à une justice indépendante et impartiale sont insuffisants. De nombreux Etats ne respectent même pas leur obligation de soumettre des rapports périodiques concernant la mise en oeuvre des instruments internationaux et régionaux, une négligence qui reflète un sérieux manque d’engagement à protéger et promouvoir les droits humains des femmes.

RECONNAISSANT :

* La nécessité d’une mobilisation. Toutes les organisations de la société civile, tant les ONG de protection des droits de l’homme que celles spécialisées dans les droits humains des femmes, doivent travailler ensemble pour lutter contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes, qui nuisent aux sociétés toutes entières et aux générations futures. RAPPELONS que les gouvernements nationaux sont les premiers responsables de la mise en oeuvre pour garantir le respect des droits humains des femmes. La culture, la tradition et la religion ne sauraient être invoquées pour justifier des violations des droits humains des femmes. Mettre un terme aux discriminations et aux violences est avant tout une question de volonté politique.

PAR LA PRÉSENTE lançons une campagne de mobilisation de tous les acteurs africains et internationaux pour la réalisation de l’égalité des genres et des droits humains des femmes en Afrique ;

APPELONS les Etats africains à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter les droits humains des femmes, leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, et en particulier à : A ratifier sans réserves le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, la CEDAW et son Protocole facultatif ; A intégrer en droit interne les dispositions des instruments régionaux et internationaux de protection des droits humains des femmes, en abrogeant les lois discriminatoires et en adoptant des lois protectrices des droits humains des femmes ; A mettre en place toutes les mesures nécessaires pour assurer l’application effective de ces lois.

DEMANDONS à tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, de se joindre à la campagne afin que nous puissions tous ensemble parvenir à la réalisation de l’égalité entre les sexes et au respect intégral des droits humains des femmes.

Signez la Déclaration de la campagne : click !

 

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