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de Ségolène


PRESSE

16/11/09 : 8h20 FRANCE INTER / Nicolas Demorand

18/11/09: CONGRÉ DES MAIRES / Conférence de presse,

Porte de Versailles, sur les véhicules propres

et présentation de la "Simplicity"


CAMPAGNE RÉGIONALES 2010

15/11/09 à La Crèche à 15H00

26/11/09 à La Cerizay à 20H30

27/11/09 à La Crèche à 20H30

01/12/09 à St-Maixent-l'Ecole à 20H30

02/12/09 à Niort à 20H30

03/12/09 à St-Jean-de-Thouars à 20H30

08/12/09 à Pamproux à 20H30

09/12/09 à La-Mothe-Saint-Heray à 20H30

10/12/09 à Bressuire à 20H30

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POLICE/JUSTICE

Vendredi 13 novembre 2009
 

Les décodeurs

 

 

Hortefeux : il y aura 10 574 gendarmes et policiers en plus en 2010

 
Il y aura 1 390 policiers en moins et 1 354 gendarmes en moins en 2010, prévoit le budget 2010. Ces chiffres peuvent être retrouvés ici
(page 42 pour la police, page 105 pour la gendarmerie).

 

Ce qu’il a dit.

Lundi, devant la commission élargie de l’Assemblée nationale, le ministre de l’intérieur a assuré que le budget 2010 permettrait de recruter 10 754 policiers et gendarmes. Pourtant, les syndicats de police et le Parti socialiste estiment au contraire que le budget va supprimer des postes.

 

Pourquoi il a tort.

1 - Le solde est négatif dans le budget 2010. J’ai contacté Nicolas Comte, du SGP-FO, et la députée socialiste Delphine Batho,spécialiste de ces questions. Ils sont formels : le solde du nombre de policiers et de gendarmes est négatif dans le budget, y compris en tenant compte des recrutements à venir. Delphine Batho donne d’ailleurs des détails sur son blog.
 

Le député UMP Michel Diefenbacher, auteur d’un rapport sur la question pour le budget 2010, m’a confirmé ces chiffres, tout en tenant à préciser, qu’ils “tiennent compte du contexte”. Selon lui, les différentes réorganisations dans la police, la gendarmerie et le renseignement, ont permis des économies de gestion qui justifient ces non-renouvellements de départs à la retraite.

 

2 - C’est la logique de la réduction des dépenses publiques. “La tendance est à la décroissance des effectifs de police”, confirme Michel Diefenbacher, qui ne voit pas de problème dans les déclarations de Brice Hortefeux. Pour Batho, au contraire, les annonces d’Hortefeux sont une “arnaque”, “un subterfuge” pour masquer la réalité des suppressions de postes.

 

Cette politique sera probablement la même dans les années à venir, même si elle n’est pas formellement entérinée. Le député socialiste Jean-Jacques Urvoas évoque 11 400 suppressions de postes d’ici 2014. Ce chiffre ne peut être confirmé aujourd’hui - cette décision est prise d’année en année au Parlement, lors du vote du budget -, mais il est jugé vraisemblable par les syndicats de police : “Le directeur de cabinet du directeur général de la police nationale a évoqué de tels chiffres dès le début de l’année 2009″, m’a expliqué Nicolas Comte, du SGP-FO.

 

Le ministère de l’intérieur, contacté, n’a pas donné suite à mes appels.

 

Nabil Wakim

Par Car d'Avenir
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Mardi 3 novembre 2009
 

Vie publique

20 10 2009

 

Deux décrets "portant création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux atteintes à la sécurité publique" datés du 16 janvier 2009 ont été publiés au Journal officiel du 18 janvier 2009. Ils ne concernent pas des délinquants condamnés mais des "personnes dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique". Il s’agit notamment "de recueillir, de conserver et d’analyser les informations qui concernent les personnes susceptibles d’être impliquées dans des actions de violence collectives, en particulier en milieu urbain ou à l’occasion de manifestations sportives".

 

Un fichier de ce type, le "fichier Edvige" (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale) créé lui aussi par décret le 27 juin 2008, avait été abandonné par le gouvernement en novembre 2008 : le fichage à partir de l’âge de 13 ans et la possibilité de collecter des informations relatives aux origines ethniques, à la santé ou à la vie sexuelle des personnes avaient notamment été vivement contestés.

 

Le nouveau fichier sur les personnes "potentiellement délinquantes" collectera des informations relatives à l’identité mais aussi aux relations de la personne, ses déplacements, son "origine géographique" ou ses "activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales". Ces données pourront être conservées dix ans pour les majeurs et trois ans pour les mineurs (dès l’âge de 13 ans). La parenté de ces fichiers avec l’ancien fichier Edvige a immédiatement déclenché une nouvelle polémique portant notamment sur l’âge des mineurs fichés, le recensement des origines géographiques ou l’absence de consultation du Parlement

Par Car d'Avenir
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Mardi 3 novembre 2009
 

Libération

3/11/2009

 


Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a assuré lundi, devant la commission élargie de l'Assemblée nationale qui l'auditionnait sur le budget 2010 de la «mission sécurité», que celui-ci permettrait de recruter 10.754 policiers et gendarmes.

 

Le budget «mission sécurité» se monte à 16,4 milliards d'euros, en «hausse de 1,28%» par rapport à celui de 2009, a souligné Michel Diefenbacher, rapporteur pour avis de la Commission des Finances, dont 8,7 milliards d'euros pour la police et 7,6 milliards d'euros pour la gendarmerie.

Cela permettra de recruter «4.240 personnels dans la police et 6.514 dans la gendarmerie», a indiqué le ministre.

 

Pour la police, il s'agira de «40 commissaires, 100 officiers, 1.500 gardiens de la paix, 1.600 adjoints de sécurité et cadets de la République, ainsi que 1.000 personnels administratifs, techniques et scientifiques», a précisé le ministère de l'Intérieur.


Dans la gendarmerie, ces recrutements porteront sur «315 officiers, 1.243 sous-officiers, 3.840 gendarmes adjoints volontaires et 1.116 personnels administratifs, techniques et scientifiques», a-t-on indiqué de même source.

 

Toutefois, notamment en raison de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la police perdra dans le même temps «1.390 (postes) équivalents temps plein et la gendarmerie 1.354», a relevé Michel Diefenbacher.

(Source AFP)

 

Par Car d'Avenir
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Mardi 3 novembre 2009
 

Source

 

Le SNOP (Syndicat National des Officiers de Police) tire la sonnette d’alarme !

 

La question du suicide est trop grave pour en faire un enjeu politique. Il faut l’appréhender avec retenue et pudeur. Il ne faut jamais perdre à l’esprit que l’acte suicidaire est le point ultime d’une souffrance devenue insupportable.

 

Régulièrement, elle revient sur la scène médiatique. Après RENAULT, l’Éducation Nationale et PSA il y a quelques mois, c’est au tour de FRANCE TELECOM d’être montrée du doigt : 25 suicides en 18 mois, représentent un ratio annuel de 16 décès pour 100000. Le PDG de l’entreprise est sommé de s’expliquer, son adjoint est remercié et l’ensemble du management est remis en cause.

 

Dans le même temps, le ministre du travail, M. Xavier DARCOS, impose aux entreprises des négociations en vue de la signature d’accords afin de limiter les risques psychosociaux par une profonde remise en cause des méthodes de management. Ce même ministre serait bien inspiré également de s’intéresser au mal-être des fonctionnaires.

 

Les chiffres au sein de la police nationale sont éloquents : 47 en 2007, 43 en 2008 et 31 suicides depuis le début de l’année pour un effectif de 120000 policiers, soit un ratio annuel moyen de 37 suicides pour 100000 ! Bien sûr les causes peuvent être multiples (familiales et/ou professionnelles) mais rien n’explique de telles disparités si ce n’est l’impact des conditions de travail d’une profession à une autre.

 

A aucun moment, notre administration ne s’est sentie obligée à revoir en profondeur son management. Et pourtant, le mal-être est bien réel, les policiers souffrent…en silence.

 

Le bureau national

Par Car d'Avenir
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Mercredi 28 octobre 2009
 

La politique d’intéressement aux résultats est contre productive

 

Source : LE MONDE

22 Octobre 2009

Par Dominique Achispon

Secrétaire Général du Syndicat National des Officiers de Police (SNOP, majoritaire)

 

Le Monde a analysé la "Méthode Sarkozy" en matière de sécurité dans l’édition du 31 août. Je partage l’analyse sur la "dramaturgie" entretenue de façon cyclique autour de ce thème qui resurgit aux échéances électorales ou pour tout autre besoin politique, souvent instrumentalisé, parfois manipulé.

 

Les policiers assistent à cette mise en scène de leur quotidien avec fatalisme et subissent pour la plupart la succession de mesures et réformes qui en découlent, se superposent, se contredisent souvent avant même d’avoir produit leurs effets.

 

Il n’y a que de trop rares exemples où leur avis professionnel est recueilli en amont : le thème sécuritaire dont ils sont les acteurs leur échappe quand il s’agit d’écrire le scénario. L’orientation de l’activité des services de police obéit donc bien pour partie, à cet opportunisme politique, qui peut aussi correspondre à des besoins réels de notre société.

 

Les données statistiques sont aussi au cœur de la "dramaturgie" à la fois indicateurs et alibis de l’activité policière, elles sont l’objet de toutes les attentions et de toutes les intentions. Mais il est excessif d’en déduire que les policiers dans leur ensemble pourraient moduler leur activité pour envoyer des "signaux statistiques" au politique.

 

L’hypothèse reste néanmoins crédible et pourrait se concrétiser en réaction à un dialogue social insuffisant, ou à une incompatibilité trop marquée entre les exigences du politique et les possibilités humaines et matérielles des services de police, ou leurs valeurs déontologiques. Si des manipulations existent, elles sont le fait de quelques uns qui y trouvent un intérêt personnel ou politique.

 

Par contre, il convient de rectifier l’analyse sur un point : il n’y a jamais eu de "révolution du management policier" dans la culture hiérarchique de la police nationale en regard de l’introduction d’une part variable de rémunération. Au plan managérial, on pourrait même parler de régression.

 

Dans l’organisation de la police, l’encadrement (officiers et commissaires) est divisé en deux corps aux statuts quasiment antagonistes; cela condamne toute idée d’un management global qui pourrait animer son fonctionnement hiérarchique. Contrairement à la gendarmerie, la police ne connaît pas de continuité dans les carrières ni dans les fonctions de commandement (officiers) et de direction (commissaires), alors qu’elles devraient constituer un ensemble homogène.

 

Cet anachronisme pénalise chaque jour davantage les nécessaires adaptations professionnelles et humaines au contexte social comme au traitement de la délinquance. Entretenu par un corps de direction souvent crispé sur des positions très fermées et fondé essentiellement sur le rapport d’autorité, il est exacerbé par la concurrence entre officiers et commissaires : ces dernières années, les premiers ont été recrutés à un niveau plus élevé que les seconds, qui sont pourtant, dès le premier jour, leurs supérieurs hiérarchiques.

 

Le phénomène s’est renforcé depuis que les commissaires de police jouent une partie de leur carrière sur les "bons chiffres" qu’ils fourniront, notamment sur l’activité judiciaire censée témoigner de la lutte contre la délinquance. Or, par définition les résultats dont ils se prévalent, sont le fruit de l’activité des services. Il faut préciser que le rapport motivant et significatif entre rémunération variable, carrière au déroulement "contractualisé" et résultats obtenus ne concernent qu’eux seuls.

 

Pour les autres policiers, les rares expériences d’intéressement ou de primes au "mérite" saupoudrées une fois l’an à une minorité d’entre eux sont loin de pouvoir constituer une source de motivation. Les commissaires connaissent donc une forme de management qui leur est propre et ne s’applique que vers le haut, dans leur relation avec l'administration et le politique.

 

Dès lors en pratique, faute de pouvoir faire partager aux policiers de terrain leur motivation à atteindre des objectifs chiffrés, le management qu’ils pratiquent vers le bas se limite trop souvent à une "mise en pression" des services où seul le résultat compte. Ces facteurs conduisent à dissocier, isoler les fonctions de direction du reste de la police nationale, avec d’autant plus de facilité que la majorité des commissaires n’a jamais pratiqué d’activité opérationnelle ou très peu et qu’il n’y a quasiment aucune communauté d’intérêt ou de carrière avec les autres cadres que sont les officiers de police.

 

D’une apparence classique lorsqu’elle touche le monde de l’entreprise, la méthode est d’une efficacité policière très limitée : l’activité ne s’en trouve ni accrue ni meilleure mais juste déplacée vers des secteurs statistiquement plus rentables, au détriment d’autres aspects, ce que l’actualité illustre quotidiennement. Ainsi, pour "très onéreux"que soit le système de l’intéressement aux résultats, il reste bien éloigné d’une "révolution du management" et n’a aucun aspect positif sur l’activité globale des services.

 

Le propos n’est pas de réduire le débat à une "lutte corporatiste", mais de montrer quels mécanismes animent en réalité l’action policière, en particulier dans les services généralistes, principaux pourvoyeurs de statistiques.

 

De ce point de vue, les système a sans doute atteint ses limites : tant que la préservation des intérêts catégoriels l’emportera sur la cohérence et la cohésion de l’organisation hiérarchique, on se privera des marges de progression que devrait apporter un véritable management.

 

La police nationale qui s’était engagée en 2004 dans une réforme dite "des corps et carrières" a donc raté son objectif de rénovation des modes de fonctionnement, reculant in extremis fin 2007, devant l’exigence de modernisation que constituait le rapprochement statutaire programmé entre officiers et commissaires.

 

Les bénéficiaires sécuritaires de cette coûteuse réforme, sont en conséquence bien moindres que ceux qu’on pouvait en attendre. Jusqu’à quel point le politique pourra-t-il ignorer cette aberration ?

 

 

 

 

Par Car d'Avenir
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