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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:42
 

Source / auteur : http://continentalweb.free.fr/

18 décembre 2009

 

Le procès en appel des six de Continental Clairoix aura lieu le 13 janvier

 

 

Appel à tous les travailleurs, syndicats, partis, associations et personnalités attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques : le procès en appel des six condamnés de Continental Clairoix vient devant la cour d’appel d’Amiens le mercredi 13 janvier.

 

Tous ensembles, tous mobilisés, pour exiger la relaxe de ceux qui se sont battus pour s’opposer aux licenciements et pour le droit à la vie de tous leurs camarades.

La cour d’appel d’Amiens vient de faire savoir que le procès en appel du jugement du tribunal de Compiègne qui avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine Continental de Clairoix, se tiendrait le mercredi 13 janvier à 13h30. Avec encore plus de force que dans les semaines passées, l’exigence d’une relaxe pour les six salariés condamnés doit se manifester le plus largement possible.

 

Les condamnations pénales et financières prononcées contre ces six salariés sont un acte de vengeance contre la lutte victorieuse des 1120 travailleurs de Continental Clairoix, et une condamnation pour l’exemple qui s’adresse à l’ensemble des travailleurs du pays, destinée à faire régner un climat de peur contre tous ceux qui refuseraient l’arbitraire patronal et gouvernemental.

 

Mais en plus, pour prononcer ces condamnations, le tribunal, à la demande du parquet, et donc des autorités gouvernementales, a remis sur pied, en toute illégalité, une loi abrogée depuis 28 ans, à cause de son caractère liberticide, comme l’avait qualifié alors le ministre de la justice Robert Badinter. L’atteinte aux libertés publiques, par cette réintroduction de la loi dite “anticasseurs”, qui permettait, comme c’est le cas dans cette affaire, de condamner des personnes sans avoir de faits précis à leur reprocher, au nom d’une prétendue responsabilité collective qui découlerait de leur seule présence à une manifestation, est une menace grave pour les libertés publiques. D’ailleurs, ceux qui rêvent de s’en prendre à toutes les contestations, ont immédiatement réclamé que soit généralisé dans tout le pays, et pour toutes les manifestations, ce qu’ils ont appelé “la jurisprudence Continental”.

 

Bien sûr, il faudra qu’il y ait ce jour là à Amiens un rassemblement le plus large et le plus puissant possible pour exiger l’arrêt de cet acharnement juridique contre ceux qui sont deux fois victimes : une fois en tant que licenciés de ce géant de l’Industrie, délinquant récidiviste protégé par le pouvoir, et une deuxième fois victime de l’arbitraire d’une condamnation non fondée. Mais dès maintenant il y a urgence pour que monte la protestation afin d’exiger la relaxe des six et la défense des libertés publiques. Ces protestations peuvent déjà se faire par l’envoi de messages : « Au président de la Cour d’appel, Palais de justice, 14 Rue Robert de Luzarches, 80000 Amiens ». Mais cette protestation devrait prendre de l’ampleur au travers d’initiatives que le personnel de Continental Clairoix, et ses représentants, toujours mobilisés aux côtés des leurs camarades condamnés, entendent construire avec tous ceux qui ne veulent pas rester passifs devant cette attaque contre les libertés publiques. Nous leur demandons pour cela, d’entrer en contact avec nous, le plus rapidement possible.

 

Pour tous contacts :

didierbernard2@neuf.fr

mattxav60@gmail.com

 

L’Intersyndicale et le comité de lutte Continental Clairoix.

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:40
 

Source / auteur : http://www.oip.org

Communiqué 18/12/2009

 

Paris, 18 décembre 2009

 

L’OIP a saisi ce jour la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’une plainte relative à la mise en place dans les établissements pénitentiaires de fichiers dits de « suivi comportemental », contenant une multitude d’informations personnelles sur toutes les personnes détenues en France, et utilisées, sans que ces derniers n’en soient informés, pour décider de leurs conditions de vie.

 

Le dernier fichier en date, le « Cahier électronique de liaison », est prétendument destiné à permettre l’application en France des Règles pénitentiaires européennes. Dans le même temps, l’Observatoire a attaqué devant le Conseil d’Etat une note interne de la direction de l’administration pénitentiaire, en date du 24 décembre 2008, par laquelle elle a décidé du déploiement du Cahier électronique de liaison dans l’ensemble des établissements.

 

Les informations conservées dans ces fichiers tentaculaires, relatives à chaque personne détenue, constituent des données personnelles à caractère sensible, au sens de la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, puisque certaines ont trait à la santé ou à la pratique religieuse des détenus.

 

Ces logiciels ont pour objet commun la mise en partage des informations collectées par les différents professionnels intervenant dans la prison, dans le but, illusoire, de conférer à l’administration pénitentiaire une connaissance précise des personnes incarcérées et faciliter ainsi la gestion du service. Au-delà de fiches dressant le profil du détenu et de grilles d’évaluation de sa « dangerosité » supposée, les personnels de surveillance sont appelés à y enregistrer des fiches d’observation dans lesquelles ils portent leur appréciation sur la personnalité des prisonniers. Le caractère subjectif de ces appréciations est incontestable alors qu’elles peuvent avoir des effets importants : ces fiches sont ensuite utilisées par la direction pour décider du régime de détention, c’est-à-dire des conditions de vie, de chaque personne détenue.

 

La création de ces fichiers n’a pas donné lieu à une procédure de consultation de la CNIL comme le prévoit la loi. Lors d’une réunion interne à l’administration pénitentiaire, le 1er février 2007, a d’ailleurs été souligné le fait que les fichiers n’étaient pas utilisable faute de consultation de la CNIL. La décision a pourtant été prise une semaine plus tard de recourir à un logiciel de suivi comportemental dans le cadre de la « démarche d’expérimentation des Règles pénitentiaires européennes ».

 

Les fichiers dénoncés apparaissent en outre illégaux en ce que leurs finalités ne sont pas explicitées et que les informations recueillies méconnaissent par leur ampleur et leur nature les principes d’adéquation, de pertinence et de proportionnalité auxquels sont assujettis les traitements automatisés de données personnelles. Par ailleurs, la confidentialité de ces informations n’est pas assurée puisque, outre le fait que celles-ci sont conservées à l’insu des intéressés, un grand nombre de surveillants, d’agents administratifs, de conseillers d’insertion, de probation d’enseignant et de personnels soignants y ont accès. Ces fichiers permettent de mettre en partage des informations à caractère médical, même si un grand nombre de services de santé, au nom du principe du secret médical, refusent de renseigner les logiciels de suivi comportemental en dépit des pressions exercées sur eux.

 

Les actions engagées par l’OIP tendent à faire cesser cette collecte illégale de données sensibles et à ce que soit ordonnée la destruction de celles-ci.

 

L’OIP rappelle :

 

que la Charte européenne des droits fondamentaux prévoit que « Toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant. Les données doivent être traitées loyalement, à des fins déterminées et sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d’un autre fondement légitime prévu par la loi. Toute personne a le droit d’accéder aux données collectées la concernant et d’en obtenir la rectification. Le respect de ces règles est soumis au contrôle d’une autorité indépendante. » ;

 

que « le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu’aient été respectées les formalités préalables à leur mise en oeuvre prévues par la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende » (article 226-16 du Code pénal) ;

 

que « le fait, hors les cas prévus par la loi, de mettre ou de conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l’intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou les appartenances syndicales des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à l’orientation sexuelle de celles-ci, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende » (article 226-19 du Code pénal).

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 21:43
 

Le Point.fr

01/12/2009

 

L'Union européenne ne se laissera pas faire. Depuis plusieurs années, elle exige de l'État français qu'il récupère un milliard d'euros d'aides illégales à France Télécom. Condamnée en 2004, la France n'a toujours pas exécuté la décision de la Commission européenne, qui l'a aussi condamnée pour ce retard en 2007. Lundi 30 novembre, la Cour européenne de justice a rejeté le recours de France Télécom et du gouvernement français, en première instance. Même si le groupe se réserve le droit de faire appel, les juges de Luxembourg estiment que la France et France Télécom "ne pouvaient plus remettre en cause les faits en question" après cette décision.

 

"La Commission a considéré, à juste titre, que France Télécom avait bénéficié, chaque année entre 1994 et 2002, d'aides d'État", expliquent les juges européens, qui "confirment la décision de la Commission qui ordonne la récupération des aides versées en faveur de France Télécom". Les aides visées par la procédure européenne représentent entre 798 millions et 1,14 milliard d'euros, déguisées sous forme d'exemption de taxe professionnelle entre 1994 et 2002. Dans une estimation de 2005, la Commission estimait à 928 millions d'euros le montant à rembourser, sans les intérêts. France Télécom se veut rassurant et estime que cette décision n'aura pas d'influence sur sa dette nette.

 

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 21:39
 

RMC

Le 01/12/2009

 

RENNES (Reuters) - La cour administrative d'appel de Nantes a confirmé mardi la condamnation de l'Etat pour sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes en Bretagne.

 

Lors de l'audience en appel, le rapporteur public avait rappelé la responsabilité des nitrates d'origine agricole dans le phénomène des marées vertes et relevé une "pratique générale défaillante des préfets" qui avaient selon lui "obligation d'agir".Lors du premier procès en octobre 2007, le tribunal de Rennes avait également relevé "l'insuffisance manifeste" des contrôles et des études d'impact pour les nouveaux élevages par les services préfectoraux, soulignant les carences de l'Etat dans l'application des règlementations nationales et européennes.

 

Dans son jugement, la cour d'appel de Nantes a sensiblement augmenté les indemnités accordées aux associations écologistes qui avaient saisi le tribunal administratif."Cette décision est une victoire historique pour les associations et une date clef pour le littoral breton, L'Etat est mis face à ses responsabilités, il doit cesser de tergiverser", a réagi dans un communiqué Jean-François Piquot, porte-parole de l'association Eau et Rivières.

 

L'arrêt de la cour intervient avant la remise au Premier ministre François Fillon, le 8 décembre, des conclusions de la mission interministérielle chargée d'un rapport sur les algues vertes.

 

Ce rapport a été demandé à la suite de la mort d'un cheval l'été dernier sur la plage de Saint-Michel en Grève (Côtes d'Armor), due aux émanations toxiques des algues."Nous ne voulons pas d'un énième plan de ramassage des algues, nous devons éradiquer les marées vertes et pour cela, nous avons besoin d'une autre politique agricole et de préfets qui fassent enfin leur travail", a déclaré Joëlle Le Guen, présidente de "De la Source à la Mer", l'une des associations à l'origine du recours devant le tribunal administratif.

 

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 15:21
 

RMC

Le 25/11/2009

 

(Reuters) - José Bové a été condamné à un an de prison avec sursis pour une action anti-OGM conduite en novembre 2006 en Gironde, rapportent ses avocats. La condamnation par la cour d'appel de Bordeaux du député européen, absent lors du délibéré, a été assortie d'une mise à l'épreuve de 18 mois. Aucune peine de privation de droits n'a été prononcée, a précisé Me Pierre Hurmic.Le ministère public avait demandé lors de l'audience en septembre une peine de huit mois de prison ferme ainsi qu'une privation des droits civiques et de famille de quatre années.

 

La cour a en outre confirmé les condamnations à trois mois de prison avec sursis prononcées en première instance à l'encontre de onze autres "faucheurs volontaires". L'avocat général avait requis six mois de prison avec sursis contre deux d'entre eux et la relaxe pour neuf autres. En première instance, José Bové avait été condamné à 200 jours-amende de 60 euros chacun par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

 

Le dossier porte sur une action anti-OGM dans une exploitation agricole à Lugos. Les "faucheurs" conduits par l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne avaient versé une substance dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique. Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d'heures en garde à vue.

 

Le propriétaire des lieux, Marc Giblet, avait tiré à deux reprises avec un fusil de chasse pour éloigner les manifestants. Il avait été condamné à 160 jours-amende à 60 euros en première instance. Il a été relaxé pour les coups de feu au titre de la légitime défense mais condamné à deux mois de prison avec sursis pour destruction des véhicules qui se trouvaient devant son exploitation. L'avocat général avait requis dix mois de prison avec sursis à son encontre.

 

Claude Canellas, édité par Gilles Trequesser

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