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PARTI SOCIALISTE

Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 20:36
 

Le 16 novembre 2009

 

 

Monsieur,

Ayant entendu les propos que vous avez tenus samedi envers Ségolène Royal ainsi qu’hier dans les médias à son égard, je tiens à vous faire part de mon sentiment, qui n’est ,sans aucun doute, pas une exception.

 

Vouliez-vous vraiment rassembler la gauche ?

Travaillez-vous au parlement européen à rassembler la gauche ?

Essayez-vous sérieusement d’analyser l’espoir du peuple : l’espoir dans une politique qui va vraiment améliorer sa situation et son avenir : donner du travail, du bien être à tous, en finir avec le dégoût de la politique comme elle se présente quotidiennement à nous tous ?

Que perdez-vous votre temps à vous salir et à salir vos collègues ?

 

Finalement, on serait en droit de se demander s’ il existe une véritable opposition en France et en fait on ne se le demande même plus :

du côté du PS on ne parle que de primaires et de présidentiables, et là vous venez de décrocher le pompon ce weekend , cessez cette comédie indigne, mettez-vous au travail et puisque je parle de travail, commencez à établir un vrai programme politique pour les années à venir, je cite en vrac :

 

Crise de l’énergie, changement des options énergétiques, adieu au nucléaire, paix dans le monde, grandes réformes sociales, combattre la précarité, combattre la faim dans le monde …et vous savez aussi bien que moi que la liste est loin d’être exhaustive.

 

Quand les électeurs auront remarqué que les décideurs en politique s’occupent d’autre chose que de leurs egos respectifs, là nous aurons peut-être une chance d’en finir avec le dégoût de la politique chez les électeurs.

 

Travaillez et ne perdez pas votre temps !

 

En politique je sais, comme disait mon cher camarade Erhard Eppler : "das Schwerste ist Glaubwürdigkeit" (le plus dur c’est la crédibilité), travaillez à reconquérir cette crédibilité !

 


Avec mes salutations socialistes

Evelyne Neff

Membre su PS ainsi que du SPD

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 11:35
 

Source : http://segolene80.blogspirit.com/archive/2009/02/22/vincent-peillon.html

22.02.2009

 

Animateur du courant Royal, Vincent Peillon, intellectuel rompu aux rouages du PS, semble de plus en plus jouer pour son propre compte. Et n'exclut rien pour 2012...

 

Inconnu en 2004, élu en 2008. Depuis la victoire de Barack Obama, beaucoup, au PS, aimeraient jouer aux candidats surprise. Ce rêve, Vincent Peillon le caresse aussi. "Il ne veut plus être le simple porte-valise, celui qui donne des idées et écrit des discours, hier pour Lionel Jospin, aujourd'hui pour Ségolène Royal, raconte son vieux complice, le député Pascal Terrasse. Il est temps qu'il pense à d'autres fonctions." Un proche complète: "Vincent prépare la présidentielle de 2012, c'est net et précis."

 

De retour d'un meeting pour les européennes, dans les Yvelines, en ce jeudi soir de février, l'intéressé botte mollement en touche: "Je ne veux pas rallonger la liste des prétendants, bien trop nombreux."

 

La voiture file sur l'autoroute. On aperçoit, au loin, la tour Eiffel avec ses nuées de loupiotes. Il ajoute: "Je n'exclus rien. On verra en 2011. Aujourd'hui, je suis candidat au travail pour donner à la gauche les outils afin qu'elle revienne durablement au pouvoir."

 

Une chose est sûre: l'officier Peillon prend de plus en plus ses distances avec la générale en chef Royal, qu'il avait fidèlement soutenue après la présidentielle, quand d'autres l'abandonnaient la campagne à peine terminée.

 

En privé, confient ses interlocuteurs, Peillon n'a pas aujourd'hui de mots assez durs pour qualifier la Poitevine: au mieux, "irrationnelle" ou "imprévisible", au pire "demi-dingue" ou "folle". L'attitude de son ex-championne l'irrite: il trouve ses initiatives tous azimuts agaçantes. Son livre, Femme debout, est jugé "très personnel", et sa démarche, pas assez concertée. Or, depuis le congrès, Peillon veut jouer les chefs d'orchestre du courant E, celui de Ségolène Royal et de ses alliés, réuni dans l'association Espoir à gauche. Il la structure d'une façon pyramidale, avec des représentants départementaux et régionaux - pas vraiment une méthode "participative".

 

"C'est un serpent, il trahit toujours"

 

Les royalistes pure souche tiquent en voyant l'eurodéputé tisser ainsi sa toile, sous couvert de collectif. Certains proches de l'ex-candidate à l'Elysée, qui se plaignent d'avoir été éjectés des instances du PS, mettent directement en cause Peillon, à qui Ségolène Royal avait délégué une partie de l'attribution des postes dans l'appareil.

 

"Au conseil national, le parlement du parti, nous avons le même nombre de représentants que les amis de Julien Dray, alors que nous pesons plus", s'étrangle un jeune cadre. Dans les conseils fédéraux, mêmes complaintes. Les anciens du NPS, courant créé par Peillon, Montebourg et Dray en 2002, connaissent mieux les rouages du PS et se sont souvent arrogé les postes clefs (trésorier, élections...).

 

Roulerait-il donc pour lui? "Il cherche à faire une OPA sur le courant Royal, c'est clair", décrypte un strauss-kahnien. Face aux aubrystes, Vincent Peillon ne manque pas une occasion de se poser en chef de meute: en décembre, il défend Julien Dray quand Ségolène Royal le lâche ; en février 2009, il exige des discussions collectives avec Martine Aubry sur une éventuelle ouverture du secrétariat national aux royalistes. Fustigeant tout débauchage individuel, il a traité le député Christophe Caresche, un temps pressenti pour entrer dans la direction, de "Besson du PS». Colère de l'élu parisien, qui s'était allié aux royalistes lors du congrès : "Je ne suis pas sa propriété, Peillon s'est saisi de ma nomination pour créer un rapport de force avec Martine Aubry."

 

Royal se méfie de lui

 

Derrière l'intellectuel, auteur de livres sur les républicains et fin connaisseur de l'histoire des idées politiques, se cache un redoutable homme d'appareil. Qui sait également se montrer conciliant avec Martine Aubry et ses alliés, ceux-là mêmes qu'il qualifiait, pour certains, de "malfaisants" voilà encore six mois. "Il est solidaire avec le PS, apprécie la fabiusienne Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l'environnement. Il ne joue pas contre son camp."

 

Il est vrai qu'il est aussi en lice pour obtenir une tête de liste européenne. Devant les militants, Peillon explique : "Reims, c'est terminé. Les socialistes ne peuvent pas passer leur temps à se chamailler. C'est politiquement inefficace et personnellement débilitant." L'animateur du courant Royal ne veut pas se couper de la famille socialiste ralliée à Aubry, afin de ne pas s'éloigner du centre de gravité du parti. Utile, le moment venu.

 

Evidemment, Ségolène Royal n'est dupe de rien. "Elle se méfie de lui", note un membre du conseil politique de l'ex-candidate. Elle n'est pas la seule. "Peillon est un serpent, répète à ses amis François Hollande. Avec lui, c'est tout pour sa gueule. Vous verrez, il trahira Royal. Il trahit toujours." Si l'on juge de l'avenir d'un responsable politique au nombre de critiques qu'il suscite, quelques espoirs lui sont permis... Mais Vincent Peillon n'a pas le rapport fusionnel aux foules d'une Royal. Il manque d'ancrage local. Serrer des mains au marché n'est pas son genre de beauté. On ne devient pas présidentiable en un jour. Est-ce pour cela qu'il s'est lancé si tôt ?

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 11:33
 

Source :

http://allainjules.wordpress.com/2009/11/16/royal-peillon-la-verite-cachee/

16 novembre 2009

 

Le crime était presque parfait. La méthode aussi car, s’appuyer sur les adhérents d’EAG (l’Espoir à gauche) pour faire croire que Ségolène Royal était au courant de sa mise à mort, puisque ce dernier avait obtenu 29% au Congrès de Reims, le tour du magicien d’Oz aka Peillon, surnommé aussi “le serpent” par ses détracteurs était presque parfait mais pas trop. Derrière l’ire, la colère et le courroux non dissimulés de Vincent Peillon, son visage déconfis depuis 3 jours déjà et son annonce à la Confucius ou à la Nostradamus, c’est selon, sur Ségolène Royal qui “ne pourra pas faire gagner la gauche en 2012″ s’étant elle-même “disqualifiée”, se cache semble-t-il, en réalité, un échec cuisant. Ambiance.

 

Peut-être que Vincent Peillon ne fait pas partir des paraskevidékatriaphobes mais, quelle idée d’organiser son meeting le vendredi 13 ? L’opération commando de Ségolène Royal à Dijon, fait prendre à cette date-là, toute sa dimension poisseuse. Fichtre. Aujourd’hui, c’est la guerre. En réalité, Ségolène Royal qui a réuni hier en déplacement à La Crèche dans les Deux-Sèvres, plus de 1000 personnes, a répondu ainsi à ses détracteurs qui voulaient l’isoler. Le message est clair: elle est encore là et il faut compter sur elle, plus que jamais. En voulant prendre plus tôt que prévu le bâton de commandement d’EAG, de façon plutôt cavalière en organisant par effraction une “rencontre” loin des présidentiables, Vincent Peillon ne s’est-il pas auto-consacré de façon frauduleuse donc, dans les fonts baptismaux de “l’Espoir à gauche” dont certains adhérents lui demandent aujourd’hui des comptes car, se sentant floués ? Diantre. La mission, grandiose et péremptoire à laquelle il s’attendait semble tourner au vinaigre. Le fiasco est à la mesure de ses attaques au ras des pâquerettes. En voulant exclure, ne s’est-il pas exclu lui-même ?

 

Alors que Ségolène Royal considère l’incident comme clos : “Ce qui est important, c’est la parole des citoyens, la parole des militants. La politique c’est de rassembler et de ne pas exclure et que chacun se comporte respectueusement, paisiblement sereinement”. Encore une fois, Ségolène Royal voit juste, tape juste. Tous les titres de la presse et leurs contenus passent sous silence, malheureusement, la vérité. Quelle est-elle ? Contrairement donc aux salmigondis médiatiques, Ségolène Royal n’est pas auto-invitée; elle s’est rendue à Dijon à la demande des militants et des élus d’EAG. Hélas, les médias le savent, mais ne rendent pas compte de la réalité. Donc, les adhérents d’EAG, qui se sont aperçus très rapidement qu’il y avait un mic mac qui se préparait , ont flairé logiquement la préparation d’une OPA.

 

C’était plutôt un jeu d’enfant dans la mesure où, des ateliers étaient organisés de part et d’autre, pour tous surtout, sans exclusive. Il n’y avait qu’une seule condition à remplir : s’inscrire, jusqu’au 10 novembre, soit, sur place. Donc, à contrario, par rapport aux déclarations médiatiques, personne n’avait besoin d’une invitation quelconque pour s’y rendre. Dijon était donc ouvert pour tous. Vincent Peillon aurait été trompé donc, par les titres ronflants de la presse toujours contre Ségolène Royal, et les sondages sortis de derrière les fagots, sans réelle consistance. La déclaration de Ségolène Royal de La Crèche est là pour rappeler que seul le peuple compte et que tout le reste n’est que folklorique. Elle a encore eu là, un oeil de lynx. Cela s’appelle avoir du flair.

 

Derrière l’omerta de la vérité, ce silence assourdissant sur une tentative de détournement de courant et de militants, les médias jouent sur des polémiques puériles. C’est sans doute leur rôle actuel, celui du refus de la conformité avec un fait. Ségolène Royal vient de démanteler un réseau de mensonges et d’hypocrisie. Mieux vaut mettre hors d’état de nuire les opportunistes. Vous avez dit la cruche, spécialiste du scandale ? Eh bien, vous avez tout faux. Petite exégèse biblique, tirée des écrits saints dans Proverbes, chapitre 8, verset 1: “La sagesse ne crie-t-elle pas ? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix ?”. Ségolène Royal est tout cela, n’en déplaise à ceux qui veulent l’enterrer vivante. On a encore assisté ce vendredi 13, à une mise en scène burlesque et hilarante, d’un vaudeville mal ficelé.

 

Avec la haine des autres élus et apparatchiks de son camp, notamment Lionel Jospin, le pseudo retraité de l’île de Ré qui était très convaincant pour lui-même dans l’émission matinale de France 2 “Les 4 vérités”, rien à faire. Au lieu de dire la vérité, il dit qu’il ne veut pas se mêler des affaires d’un courant de son parti puisque lui, n’avait pas de problème de leadership au Parti socialiste. Demain peut-être, ils demanderont au magazine américain Parade qui vient de rendre son palmarès annuel des 10 dictateurs les plus décriés, de faire une place sous le soleil de Satan à Ségolène Royal. Tant pis pour ceux qui s’excluent. Vox populi vox Dei.

 


Notes personnelles :

 

 

- Les peaux de bananes sous les pieds de SR durant les présidentielles, malgré le soutien des militants.

- Les "adhérents à 20 €" traités comme des béni oui oui ou des sous militants,

- Leur exclusion à la participation du vote au poste de 1er secrétaire (même s'ils payaient leurs cotisations à temps)

- La triche du Congrès

- La création de EAG, en excluant Ségolène Royal

- La mise à l'écart par les "responsables DA/EAG, ex NPS" des soutiens de Ségolène, aux réunions, aux instances fédérales... et leur positionnement dans tous les postes afin de tenir les rennes,

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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 13:43
 

Libération

09/11/2009

 

Lang en mission pour Sarkozy en Corée du NordLe socialiste doit examiner la possibilité d'établir des relations diplomatiques avec le régime de Pyongyang et aborder la question du nucléaire.

 

Après Cuba, Jack Lang met le cap sur la Corée du Nord, toujours pour le compte de Nicolas Sarkozy. Arrivé ce lundi à Pyongyang - selon la presse officielle - après un passage par Pékin, le socialiste est chargé d’une «mission d’information» de cinq jours pour voir la possibilité d’établir des relations diplomatiques avec la Corée du Nord.

 

La France «espère engager un dialogue [...] aussi large possible [...] avec les hauts dirigeants» nord-coréens, avait expliqué Jack Lang à l’AFP, la semaine dernière, alors qu’elle est le seul grand pays européen à ne pas avoir de relations diplomatiques avec le régime. L’envoyé spécial de Sarkozy a aussi évoqué une mission «ponctuelle, précise» devant permettre de collecter «des renseignements, des impressions».

 

Le dossier du nucléaire nord-coréen devrait également être évoqué lors de ses entretiens alors que la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, «peut jouer un certain rôle» sur cette question, selon Lang.

 

L’ancien ministre de la Culture s’est déjà entretenu de ce dossier ces dernières semaines avec de hauts responsables américains, japonais et sud-coréens. Lundi matin, avant son départ, il a été reçu à Pékin par le Conseiller d'Etat chargé des affaires diplomatiques Dai Bingguo, après avoir multiplié les discussions avec des experts de la question nord-coréenne. Une éventuelle rencontre avec le dirigeant Kim Jong-Il n’avait toujours pas été confirmée lundi.

 

(Source AFP)

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 17:45
 

JDD

Benjamin Bonneau

16 Octobre 2009

 

Alors que Martine Aubry lui a demandé de réintégrer la direction du PS, Ségolène Royal a préféré lui proposer, à sa place, le jeune Kamel Chibli, maire adjoint de Lavelanet (Ariège), en signe d'ouverture à la jeunesse et à la diversité. Refus de la direction. Pour leJDD.fr, Kamel Chibli commente ce nouvel épisode de la vie tumultueuse rue de Solferino.

 

Avez-vous des nouvelles de la direction depuis la proposition de Ségolène Royal?

Malheureusement non. J'ai eu la secrétaire de Martine Aubry au téléphone, qui m'a assuré que cette dernière allait me contacter. J'attends toujours…

 

On vous sent quelque peu déçu…

Oui, car symboliquement ce refus est un mauvais signal envoyé aux Français. Nous sommes dans une situation critique, avec un PS qui s'éloigne chaque jour un peu plus de ses électeurs. De deux choses l'une: ou ils sont sourds et aveugles, ou ils comprennent véritablement le besoin de rénovation, et ma candidature aurait été accueillie, je pense, comme un symbole fort envoyé aux Français. Au lieu de ça, la direction rappelle les éléphants! Et avec tout le respect que je lui dois, ce n'est pas avec Laurent Fabius que l'on va rénover le Parti. Certains de nos électeurs n'étaient même pas nés quand il était aux affaires!

 

Vous dites que vous attendez une réponse de la direction mais François Lamy, le bras droit de Martine Aubry, a d'ores et déjà dit non…

Je sais. Et je sais aussi que je n'aurai pas ce poste. J'exprime juste un véritable ras-le-bol de la direction et de sa façon de fonctionner. Et j'ai également dit à François Lamy de faire attention au contenu de ses communiqués. Dire que l'on repousse ma candidature car la diversité s'exprime suffisamment dans le parti, c'est aussi une façon de dire que le quota est atteint. Je suis élu depuis des années, je travaille chaque jour sur le terrain, donc j'ai un peu de crédibilité. Je n'estime pas devoir rentrer dans un quota.

 

"Ségolène est très déçue"

On a un peu le sentiment que la proposition de Ségolène Royal était un habile moyen de repousser la main tendue de Martine Aubry…

Je serais donc un alibi? Je ne me vexe pas de votre question, car elle est légitime. On savait, avec Ségolène, que Martine Aubry allait tenter de rapatrier tous les éléphants. On en a discuté pendant 45 minutes, et on en est arrivé à cette idée de tenter de me promouvoir à la direction du Parti. Que les choses soient claires: je me fiche éperdument de ce poste, comme des "honneurs" qui vont avec. J'ai accepté car je trouvais que c'était un bon moyen de réconcilier l'opinion publique avec le PS

 

Comment a réagi Ségolène Royal au refus de Martine Aubry?

Elle a très mal réagi. Elle était très déçue. Pour elle, c'était complètement incohérent de revenir à la direction dans un contexte de rénovation. C'était le sens de ma candidature. Faire une belle photo avec les présidentiables ne l'intéresse pas du tout. Car contrairement à la direction, elle a compris que les Français en ont marre des éléphants.

 

Que comptez-vous faire, tous les deux, dans les jours à venir?

Ségolène continue à y croire. Je pense qu'elle va rappeler Martine Aubry pour tenter de la persuader. Elle espère toujours car pour elle, ce serait une chance pour le PS de voir un jeune militant issu de la diversité, comme moi, intégrer la direction. C'est la symbolique qui l'intéresse, le fait d'envoyer un message fort aux Français. Ce refus, c'est un exemple du manque d'ouverture du PS, alors que je sens une vraie mobilisation derrière moi. Je sens que les Français que je côtoie tous les jours aimeraient que ce signal soit envoyé. Aujourd'hui, le PS n'est plus en phase avec la société, et Martine Aubry a manqué une belle occasion d'y remédier.

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