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de Ségolène


PRESSE

17/11/09 : 19h00 CANAL + / Le Grand journal
18/11/09: CONGRÈS DES MAIRES / Conférence de presse,

Porte de Versailles, sur les véhicules propres

et présentation de la "Simplicity"


CAMPAGNE RÉGIONALES 2010

26/11/09 à La Cerizay à 20H30

27/11/09 à La Crèche à 20H30

01/12/09 à St-Maixent-l'Ecole à 20H30

02/12/09 à Niort à 20H30

03/12/09 à St-Jean-de-Thouars à 20H30

08/12/09 à Pamproux à 20H30

09/12/09 à La-Mothe-Saint-Heray à 20H30

10/12/09 à Bressuire à 20H30

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NOMBRE DE VISITEURS

Mardi 17 novembre 2009
 

Le 16 novembre 2009

 

 

Monsieur,

Ayant entendu les propos que vous avez tenus samedi envers Ségolène Royal ainsi qu’hier dans les médias à son égard, je tiens à vous faire part de mon sentiment, qui n’est ,sans aucun doute, pas une exception.

 

Vouliez-vous vraiment rassembler la gauche ?

Travaillez-vous au parlement européen à rassembler la gauche ?

Essayez-vous sérieusement d’analyser l’espoir du peuple : l’espoir dans une politique qui va vraiment améliorer sa situation et son avenir : donner du travail, du bien être à tous, en finir avec le dégoût de la politique comme elle se présente quotidiennement à nous tous ?

Que perdez-vous votre temps à vous salir et à salir vos collègues ?

 

Finalement, on serait en droit de se demander s’ il existe une véritable opposition en France et en fait on ne se le demande même plus :

du côté du PS on ne parle que de primaires et de présidentiables, et là vous venez de décrocher le pompon ce weekend , cessez cette comédie indigne, mettez-vous au travail et puisque je parle de travail, commencez à établir un vrai programme politique pour les années à venir, je cite en vrac :

 

Crise de l’énergie, changement des options énergétiques, adieu au nucléaire, paix dans le monde, grandes réformes sociales, combattre la précarité, combattre la faim dans le monde …et vous savez aussi bien que moi que la liste est loin d’être exhaustive.

 

Quand les électeurs auront remarqué que les décideurs en politique s’occupent d’autre chose que de leurs egos respectifs, là nous aurons peut-être une chance d’en finir avec le dégoût de la politique chez les électeurs.

 

Travaillez et ne perdez pas votre temps !

 

En politique je sais, comme disait mon cher camarade Erhard Eppler : "das Schwerste ist Glaubwürdigkeit" (le plus dur c’est la crédibilité), travaillez à reconquérir cette crédibilité !

 


Avec mes salutations socialistes

Evelyne Neff

Membre su PS ainsi que du SPD

Par Car d'Avenir - Publié dans : PARTI SOCIALISTE - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 17 novembre 2009
 

France Soir

17 novembre 2009

 

Dans la banlieue parisienne, des sans-papiers travaillent au tri des déchets du bâtiment dans des conditions déplorables. Depuis plus d’un mois, ils se sont joints au mouvement national de demande de régularisation.

« On ne sait pas à quoi on touche, s’il y a de l’amiante ou des déchets dangereux. » Amadou, 33 ans, travaille avec ses camarades sans-papiers sur un site de tri des déchets du bâtiment. Depuis le 12 octobre, 17 d’entre eux ont cessé le travail et sont en grève pour tenter d’obtenir leur régularisation. Leurs conditions de travail sont effroyables : hébergés sur le site, ils dorment dans des tentes ou des cabines de camion laissées à l’abandon. Dans un coin, de petits espaces confinés entre quatre plaques de tôle font office de WC et de douche.

 

« C’est dur, mais pas pire que le travail », indique Fofana, 31 ans. Leur métier consiste à se rendre sur les chantiers pour évacuer les déchets de la construction. « Quand on part sur un chantier, il n’y a rien : pas de baraque, pas de chauffe-gamelle, pas d’eau chaude », ajoute Amadou. Du fait de leur statut, les sans-papiers doivent se plier à toutes les exigences de leur employeur, sous peine d’être évacués du territoire.

 

 

5.000 sans-papiers en grève

Ici comme ailleurs, les sans-papiers ont entamé depuis quelques mois une grève massive, enchaînant les occupations de sites (agences d’intérim, fédérations, etc.). Ils sont désormais 5.000 employés par 1.800 entreprises à s’être joints au mouvement, avec le soutien de syndicats et d’associations. Après la région parisienne, où les grèves ont commencé en avril, le mouvement s’est étendu à la province, notamment en Loire-Atlantique et dans les Alpes-Maritimes. Emmenés par la CGT et l’association Droits devant, les sans-papiers demandent la mise en place d’une circulaire élargissant le champ des régularisations. Ils dénoncent aussi les différences de traitement de leurs dossiers selon les départements où ils sont déposés.

Par Car d'Avenir - Publié dans : SANS-PAPIERS - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 17 novembre 2009
 

Par GUY CARCASSONNE professeur de droit public à l'université Paris Ouest-Nanterre La Défense

 

La réforme territoriale que le gouvernement propose nourrira tant de débats qu’il est impossible de les aborder tous en même temps. Arrêtons-nous donc un instant sur celui relatif au seul mode de scrutin : les conseillers territoriaux seraient élus au scrutin majoritaire à un tour pour 80% d’entre eux et par une représentation proportionnelle tronquée pour les 20% restants. Passons sur l’étrangeté de ce dispositif et sur son injustice. Passons même sur les nombreux reproches d’inconstitutionnalité qu’il pourrait encourir pour n’en retenir qu’un seul, radical : tout scrutin uninominal à un tour est contraire à la Constitution.

 

L’affirmation peut surprendre quand on sait que les modes de scrutin relèvent de la loi ordinaire et que la Constitution paraît la laisser libre d’adopter le système de son choix. Pourtant, il semble bien qu’un principe fondamental reconnu par les lois de la République (PFLR) s’oppose ici aux vœux de l’exécutif. Qu’est-ce qu’un PFLR ? C’est un ensemble de principes visés, sans que nulle liste n’en soit dressée, par le préambule de 1946, repris en 1958. Ces principes ont valeur constitutionnelle et l’on sait que figurent parmi eux, entre autres exemples, la liberté d’association ou l’existence de deux ordres de juridictions, comme l’a jugé le Conseil constitutionnel.

 

A quoi reconnaît-on un PFLR ? Parce qu’il ne voulait être ni accusé ni tenté de découvrir de tels principes à sa guise, le juge constitutionnel en a défini précisément les critères, qui doivent être tous présents. Pour qu’une règle accède à ce statut enviable il faut, premièrement, qu’elle résulte d’une loi, et non simplement d’une tradition ou d’un décret ; deuxièmement, que cette loi soit une loi de la République, et non héritée, sans confirmation explicite, de la Monarchie ou de l’Empire ; troisièmement, que cette loi de la République soit antérieure à 1946, puisque de cette époque date la référence qui ne pouvait viser des textes futurs ; quatrièmement, que la règle n’ait jamais connu d’exception, permanence sans laquelle il ne s’agirait pas d’un principe ; cinquièmement, enfin, que ceux qui l’ont établi l’aient clairement entendu comme fondamental, et pas seulement comme un choix circonstanciel.

 

Or, il est aisé de constater ici l’existence d’un principe, qui réunit simultanément ces cinq critères : tout mode de scrutin majoritaire uninominal comporte nécessairement deux tours. Si le scrutin d’arrondissement fut adopté le 2 février 1852, formellement sous la République mais après qu’un coup d’Etat l’avait déjà mise entre parenthèses, la République authentique, la Troisième, se l’est formellement approprié par les lois du 18 février 1873, du 13 février 1889 puis du 21 juillet 1927. Des lois donc, de la République sans aucun doute, antérieures à 1946.

 

Connurent-elles des éclipses ? Oui et non. Oui en ceci que le Parlement a pu parfois passagèrement adopter des modes de scrutins proportionnels ou plurinominaux. Non, en revanche, dans la mesure où jamais un scrutin majoritaire uninominal à un seul tour ne vit le jour. Le système pouvait être proportionnel ou majoritaire, plurinominal ou uninominal mais, dès lors qu’il était majoritaire uninominal, ce qui fut le cas de très loin le plus fréquent (1876, 1877, 1881, 1889, 1893, 1898, 1902, 1906, 1910, 1914, 1928, 1932, 1936), il comportait nécessairement deux tours. Il en allait d’ailleurs systématiquement de même pour toutes les autres élections majoritaires uninominales : celles des conseillers généraux et des sénateurs (pour lesquels étaient même prévus trois tours de scrutin, la majorité absolue étant exigée pour être élu au premier ou au deuxième tour).

 

S’agissait-il d’une volonté de principe ? A n’en pas douter quand on lit les débats. Comme le déclarait, dès 1873, le député Savary, auteur de la proposition qui, à une large majorité, allait devenir la loi : «Il me suffit aujourd’hui de constater, avec l’appui de presque tous les précédents législatifs, avec l’opinion de tous les publicistes, avec celle du public tout entier, que la règle fondamentale du gouvernement représentatif est que les élus représentent la majorité du corps électoral, et que, s’ils ne représentent que la minorité, l’existence du gouvernement représentatif, les droits des Assemblées délibérantes ont perdu leur raison d’être. Je dis que se contenter d’élections de minorité, c’est faire une œuvre contraire au but même du gouvernement représentatif ; que les droits que nous apportons tous dans cette enceinte dérivent du mandat que nous a donné la majorité de nos concitoyens ; que les décisions des Assemblées n’ont de valeur que parce que ces Assemblées représentent l’opinion de la majorité du pays exprimée par des électeurs libres et non celle d’une fraction qui constituerait une minorité plus ou moins considérable.» De nombreuses citations ultérieures vont dans le même sens.

 

La cause paraît donc bien entendue : il existe un PFLR, un principe fondamental reconnu par les lois de la République, selon lequel tout scrutin majoritaire uninominal doit comporter deux tours. Quoi de plus naturel au demeurant ? Une révision de la Constitution serait nécessaire pour privatiser un service public national, mais elle ne le serait pas pour rompre avec des principes électifs dont les racines remontent plus haut encore que la Première République elle-même (loi du 22 décembre 1789, puis constitutions du 14 septembre 1791, du 24 juin 1793, du 5 fructidor an III…) !

 

Sans s’arrêter aux méfaits intrinsèques des scrutins majoritaires à un tour, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis s’accommodent malgré tous leurs inconvénients, il est douteux qu’ils puissent s’acclimater en France, en dépit des rêves récurrents dans certaines sphères politiques. Il y va de la liberté de choix de l’électeur, de la sincérité du scrutin, de la représentativité de l’élu, du pluralisme des Assemblées… De la démocratie en somme. Surtout, et c’est ce qu’il s’agissait de démontrer ici, il est probable qu’un scrutin uninominal à un seul tour ne saurait même être envisagé sans une révision préalable de la Constitution. C’est bien le moins qu’exigerait une aussi discutable révolution.

Par Car d'Avenir - Publié dans : RÉFORME DES COLLECTIVITÉS - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 17 novembre 2009
 

RMC,

13/11/2009

La rédaction, avec Nicolas Marsan & Céline Martelet

Bourdin & Co

 

Se targuant d'une baisse de la délinquance en octobre, Brice Hortefeux veut tripler d'ici 2011 le nombre de caméras de vidéosurveillance en France. Une solution et des chiffres contestés.

 

Brice Hortefeux est fier de son premier bilan à la tête du ministère de l'Intérieur. Quasi-stable sur l'année, la délinquance générale baisse de quasi 6% en octobre, comparé à octobre 2008. Un bilan qualifié de "rupture" à la hausse de la délinquance constatée depuis le printemps, salué par l'UMP et vivement contesté par le Parti socialiste, qui évoque « un satisfecit proprement incroyable quand on connaît la réalité vécue par les Français et les forces de l'ordre ». « Huit mois de hausse, un mois de léger mieux : succès total ! », ironise dans un communiqué Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS à la sécurité.

 

Hortefeux « se moque du monde »

 

Le ministre de l'Intérieur a notamment annoncé le triplement du nombre de caméras de surveillance en France. De 20 000 actuellement, on passerait à 60 000 d'ici à 2011. Des chiffres avec lesquels Brice Hortefeux « tente de masquer d'autres chiffres plus inquiétants, estime le PS. Ceux de la purge organisée des effectifs : 2744 emplois de policiers et gendarmes sont supprimés dans le budget 2010 ».

Développer la vidéosurveillance, c'est camoufler le manque de moyens sur le terrain, pour Claude Bartolone, député socialiste et président du conseil général de Seine-Saint-Denis : « Laisser accroire que c'est en installant des caméras de vidéosurveillance que l'on va régler d'un seul coup la question de la sécurité, c'est se moquer du monde. Comme si une fois un fait constaté, il n'y avait pas besoin de policiers pour intervenir, puis mener des enquêtes ! »

 

« Des caméras inefficaces, chères et liberticides »

 

Pour Tanguy Le Goff, sociologue à l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, les seules études crédibles concernant la vidéosurveillance, sont étrangères. Et elles prouvent la très faible efficacité dissuasive de celle-ci « sur les atteintes aux personnes, [...] aux biens publics [...] ou sur la capacité à améliorer le taux d'élucidation des forces policières. »

Opposé aux caméras de surveillance, le maire vert du 2ème arrondissement de Paris, Jacques Boutault, s'interroge : « Non seulement les caméras de surveillance sont inutiles - parce qu'elles sont peu efficaces. Elles permettent, au mieux, une résolution des problèmes lorsqu'on a retrouvé les délinquants. Mais elles sont surtout chères et dangereuses pour nos libertés. Il est faut de dire qu'elles empêchent les délits de se commettre. N'est-il pas mieux d'avoir une police de proximité dans la rue, pour éviter le délit, plutôt que d'avoir des machines qui nous surveillent en permanence ? »

 

« Il faut plus de policiers et plus de caméras »

 

Plus mesuré, François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles dans le Val-d'Oise, en région parisienne, estime que la vidéosurveillance est utile, « à la fois dans le domaine préventif et dans le domaine répressif. Puisque, poursuit-il, c'est un élément qui permet aux policiers de pouvoir intervenir plus vite. Donc on sait que c'est efficace, mais ça ne l'est que si derrière il y a des policiers formés, qui sont capables d'agir une fois que les caméras ont filmé quelque chose. Donc la vidéosurveillance est intéressante ; elle est importante pour la sécurité, mais elle n'est qu'un complément de l'action de la police. Et si Brice Hortefeux pense qu'il va supprimer les policiers et créer des caméras, il se trompe. Il faut plus de policiers et plus de caméras. »

 

« Sans ça, les enquêteurs ne savent pas où chercher »

 

Dominique Legranf, président de l'association nationale des villes vidéo surveillées, tient de son côté à « rappeler un chiffre : hélas, déplore-t-il, lors d'un cambriolage ou de faits sur la voirie, seule une enquête sur 4 aboutit à l'interpellation des auteurs. Et très souvent, on dit que la vidéosurveillance ne sert à rien. Bien évidemment, ceux qui font l'enquête, ce sont les enquêteurs, les forces scientifiques, policières, etc. Et la vidéosurveillance ne fait pas grand-chose. Sauf que, précisément, dès le départ, on a la première piste qui permet de lancer l'enquête. Et sans ça, on ne sait pas où chercher. »

Par Car d'Avenir - Publié dans : POLICE/JUSTICE - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 17 novembre 2009
 

Source / auteur : http://www.centrevillepourtous.asso.fr/

12 novembre 2009

 

 

Nous, habitants et usagers du centre-ville de Marseille, contribuables de la ville de Marseille et observateurs attentifs du devenir de Marseille, constatons qu’après 15 ans de réhabilitation, les personnes ou les familles les plus démunies de ces quartiers ont été et restent les principales victimes :

 

des errements des pouvoirs publics en matière de rénovation urbaine,

 

du creusement des inégalités dans le maintien et l’accès au logement social au centre-ville de Marseille,

 

du gaspillage de l’argent public au détriment des rénovations immobilières durables,

 

de la déshérence du fonctionnement urbain dans le centre ville.

 

Malgré de nombreuses alertes lancées en direction des pouvoirs publics sous forme d’interpellations, de poursuites judiciaires et de mobilisations citoyennes, nous ne saurions rester complices, par notre silence, du sort réservé :

 

aux 500 personnes au moins, le plus souvent âgées et « usées », qui après avoir été la proie de « marchands de sommeil » ont été évincées de leurs logements dans des hôtels meublés par suite de la mise en place des procédures de restauration immobilière,

 

aux 274 ménages qui ont fait l’objet de relogements par l’entremise de Marseille Aménagement pour des coûts exorbitants, alors que certains d’entre eux vivent encore dans des conditions indignes,

 

aux 4 000 contribuables du 1er arrt qui ont été pénalisés par l’administration fiscale par la rétention de leur déclarations de revenu 2004, au mépris de leur droit et d’une délibération de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations…

 

Nous ne saurions taire ceci :

 

les 400 logements de la rue de la République qui ont été vidés de leurs habitants depuis 5 ans, qui ne font l’objet d’aucuns travaux de restauration immobilière et qui sont gardés « sous le coude » par leur nouveau propriétaire, dans l’attente de meilleures conditions de spéculation financière,

 

les 100 immeubles du quartier de Noailles, objet d’une Déclaration d’Utilité Publique datant de 2001, visant à leur restauration et qui, 8 ans plus tard, n’ont toujours pas fait, l’objet des travaux nécessaires,

 

l’immeuble du 6 rue de la Fare, légué à la Ville sous la condition d’une utilisation publique, qui est inoccupé depuis 2002 sans qu’une décision formelle de la municipalité n’ait été prise à son égard,

 

l’immeuble du 13 rue Châteauredon, évacué en urgence le 10 juillet 2009, suite à un arrêté municipal de « péril et danger immédiat » alors qu’il avait fait l’objet de travaux financés dans le cadre du PRI !

 

les 3 immeubles du quartier Belsunce/Thubaneau dont les propriétaires, après avoir bénéficié largement de la défiscalisation et des subventions publiques de l’Etat, de la Région et de la Ville, veulent évincer leurs locataires pour revendre vide leur propriété alors que la Ville s’est engagée à préempter ces immeubles,

 

les premiers immeubles réhabilités dans le Panier et rue Thubaneau, qui nécessitent à nouveau des restaurations parfois lourdes, soit à cause des malfaçons non contrôlées lors des travaux, soit par suite d’une gestion immobilière aléatoire,

 

les taudis, l’habitat insalubre, les logements indécents, qui sont toujours là : à Noailles, par exemple rue d’Aubagne, rue du Musée, rue Pollak, Marché des Capucins, rue de l’Arc, rue Châteauredon, rue de la Palud, rue Vacon…

 

les marchands de sommeil, qui non seulement, n’ont pas disparu, mais se livrent encore à des actes répréhensibles sans toujours recevoir la sanction qu’ils mériteraient : le dispositif mis en place par le Centre Communal d’Action Sociale permet à certains d’entre eux, dont les immeubles sont concernés par des arrêtés de péril, de ne supporter qu’une part minime du coût du relogement temporaire de leurs locataires et ce, en violation des textes en vigueur,

 

Une partie infime des locataires relogés suite à des arrêtés de péril réintègrent leurs logements rénovés…

 

Nous n’ignorons pas que le centre ville de Marseille est un enjeu fort pour « Marseille, capitale européenne de la culture 2013 ». De même que nous avons toujours revendiqué la réhabilitation, nous insistons pour qu’elle se poursuive avec ses habitants, en prenant en compte tous les aspects qui les concernent y compris celui du logement !

 

C’est pourquoi nous disons aux représentants de la Ville de Marseille d’abord, à ceux de la Communauté Urbaine et d’Euroméditerranée, mais aussi aux représentants de l’Etat, du Conseil Régional et du Conseil Général :

 

Halte à toutes les formes de gaspillage dans la réhabilitation du centre-ville de Marseille !

 

Halte aux injustices !

 

Halte à l’abandon des quartiers et des immeubles concernés par la réhabilitation !

 

Halte au mépris de leurs habitants !

 

Et nous demandons avec insistance :

 

Que les leçons soient tirées du passé et servent, par une exploitation transparente des bilans financiers, sociaux et patrimoniaux, à des évaluations sérieuses qui puissent sous-tendre le recours à des opérateurs et des investisseurs pour en maîtriser au maximum les conséquences,

 

Que soit mis en place un projet pour le centre-ville qui concerne aussi ses habitants, locataires et petits propriétaires : logements à loyers accessibles, cadre de vie avec jardins et espaces verts, équipements sociaux et services publics pour les familles (crèches écoles, moyens de transports, lieux culturels, etc.)

Par Car d'Avenir - Publié dans : GRAND-SUD - Communauté : Désirs d'avenir
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